§ La situation
Le taux de syndicalisation au Québec — historiquement parmi les plus élevés en Amérique du Nord à environ 40 % — décline à mesure que l'économie se déplace vers les services, les plateformes et le travail contractuel. Là où les travailleurs ont des syndicats forts, ils gagnent davantage, occupent des emplois plus sûrs et ont une véritable voix. Le modèle de gouvernance d'entreprise traite les travailleurs comme des intrants à gérer plutôt que comme des parties prenantes à entendre — un choix politique, pas une loi de la nature.
§ Ce que nous ferons
- 01Rétablir l'accréditation par signature de cartes : un syndicat est accrédité lorsqu'une majorité claire signe des cartes.
- 02Sanctions sévères pour pratiques déloyales de travail, incluant la réintégration automatique plus dommages pour congédiement lors d'une campagne d'accréditation.
- 03Étendre les pleins droits du travail aux travailleurs de plateforme, aux travailleurs autonomes et aux entrepreneurs dépendants.
- 04Introduire la négociation sectorielle dans les industries à faible taux de syndicalisation et d'exploitation documentée.
- 05Réserver un tiers des sièges des conseils d'administration aux représentants des travailleurs élus dans les entreprises de plus de 250 employés (modèle allemand de Mitbestimmung).
- 06Exiger des entreprises de plus de 50 employés qu'elles établissent un conseil de travail avec des droits exécutoires d'information et de consultation.
§ Comment ça fonctionne ailleurs
La cogestion allemande coexiste depuis plus de soixante-dix ans avec l'une des économies manufacturières les plus performantes au monde. Les pays nordiques combinent un taux de syndicalisation supérieur à 60 % avec une solide performance économique et la plus faible inégalité de revenu de l'OCDE.
§ Comment nous le financerons
Principalement administratif : tribunal des relations de travail élargi et petit bureau de soutien à la cogestion. ≈ 80–120 M$ / an.
§ Notre échéancier
Réformes du Code du travail dans les 18 premiers mois. Négociation sectorielle dans les industries prioritaires d'ici l'année 2. Cogestion pour les plus grandes entreprises d'ici l'année 3, couverture complète d'ici l'année 4.
