§ Ce qui est proposé
Le Parti conservateur du Québec préconise un système d'assurance maladie privé en double aux côtés du public. La CAQ a pratiqué la privatisation dans les faits par des contrats en explosion avec des agences médicales à but lucratif. Le chef libéral du Québec Charles Milliard a signalé son ouverture à des rôles élargis pour le secteur privé. Le projet de loi 2 (réforme de la rémunération des médecins) a déclenché des manifestations massives en novembre 2025, incluant un rassemblement de 12 000 personnes au Centre Bell, et la démission du ministre de la Santé et des Services sociaux.
§ Notre position
- 01Nous nous opposons à l'assurance privée en double. Chaque juridiction qui a essayé — incluant l'Australie, l'Irlande et plusieurs pays européens — a vu les spécialistes passer du système public au privé, allongeant les attentes publiques pour toutes les personnes qui ne peuvent se permettre l'assurance privée.
- 02Nous mettrons fin aux nouveaux contrats avec les agences médicales à but lucratif et internaliserons les contrats existants à leur expiration (chapitre 12). Le système public paie des prix premium aux agences privées pour le travail d'infirmières qui ont été formées dans, et ont souvent quitté, ce même système public.
- 03Sur le projet de loi 2 : nous abrogerons ses éléments les plus punitifs — incluant les éléments qui ont déclenché les manifestations de novembre 2025 — et négocierons une véritable réforme avec les fédérations médicales qui s'attaque à l'accès dans les zones mal desservies, reconnaît les préoccupations légitimes des médecins de famille et des spécialistes, et aligne la rémunération des médecins sur le régime de rémunération plus large du secteur public.
- 04La voie vers un système public qui fonctionne est plus d'investissement public, pas une assurance privée parallèle.
§ Là où nous sommes d'accord
L'observation sous-jacente du PCQ — que le système public actuel échoue trop de personnes — est correcte. Nous diagnostiquons simplement la cause différemment et prescrivons le traitement opposé. La reconnaissance par la CAQ que la dotation infirmière est en crise est également correcte; sa réponse (plus de contrats d'agence, moins de capacité publique) est précisément à l'envers.
