§ La situation
Les artistes québécois·es rapportent certains des revenus médians les plus bas de toute catégorie professionnelle — souvent bien en dessous du seuil de pauvreté — même si les exportations culturelles génèrent une activité économique significative. La vie artistique régionale est vidée par la fermeture des petites salles, librairies et cinémas. Le « un pour cent » pour l'intégration artistique dans les constructions publiques n'a pas été sérieusement révisé depuis des décennies.
§ Ce que nous ferons
- 01Doubler le financement public des arts dans les projets de construction publique (le « un pour cent » devient deux), avec transparence sur les commandes attribuées.
- 02Créer le Bureau des Arts du Québec, une agence publique qui commande des artistes pour les travaux publics et apporte l'art dans chaque région.
- 03Augmenter les budgets du CALQ et de la SODEC avec des programmes prioritaires pour les artistes émergents, régionaux, racisés, autochtones et affirmatifs envers le handicap.
- 04Revenu de base pour les arts, calqué sur le projet pilote irlandais récent.
- 05Protéger l'infrastructure culturelle indépendante : librairies, salles de spectacle, cinémas, radio communautaire et petits éditeurs — par des subventions ciblées d'exploitation et une protection contre le déplacement immobilier commercial.
- 06Rétablir et étendre le financement des bibliothèques : cible d'au moins une bibliothèque publique bien dotée par municipalité de plus de 2 500 résidents.
- 07Renforcer les régimes de droits d'auteur et de droits de revente pour que les artistes en activité capturent une juste part de la valeur du marché secondaire.
§ Comment ça fonctionne ailleurs
Le projet pilote de revenu de base pour les arts en Irlande (lancé en 2022) verse 325 € / semaine à 2 000 artistes. L'évaluation préliminaire montre que les artistes consacrent plus de temps à leur pratique, entreprennent des projets plus ambitieux et rapportent des améliorations substantielles en santé mentale et en stabilité économique. Le régime des intermittents du spectacle en France soutient des milliers de travailleurs culturels et soutient l'écosystème culturel exceptionnel de la France.
§ Comment nous le financerons
≈ 300–450 M$ / an. Financé par les revenus généraux et un prélèvement culturel dédié sur les services de diffusion en continu, les plateformes en ligne et les grands acheteurs publicitaires (calqué sur les prélèvements existants en France et en Allemagne).
§ Notre échéancier
Bureau des Arts : opérationnel année 1. « Un pour cent » doublé en construction publique : année 1. Revenu de base pour les arts : pilote année 2, à grande échelle année 4. Augmentations des budgets CALQ/SODEC : année 1. Prélèvement culturel : année 1.
