§ La situation
Des générations de Québécois·es ont reçu une histoire qui commençait avec Cartier, traitait la colonisation comme une découverte et rendait presque invisibles les communautés noires, asiatiques, juives, arabes et autres qui ont contribué à façonner le Québec depuis des siècles. La Commission Viens a documenté la discrimination systémique envers les peuples autochtones dans les institutions publiques québécoises. La Commission Bouchard-Taylor a démontré la difficulté qu'a eue le Québec à raconter honnêtement sa propre composition plurielle.
§ Ce que nous ferons
- 01Co-développer, avec les éducateurs des Premières Nations et Inuit, un programme d'histoire pleinement intégré pour le primaire, le secondaire et le cégep — avec co-rédaction autochtone et droits d'approbation à chaque étape.
- 02Financer l'éducation en langues autochtones, l'immersion et la revitalisation au niveau que les communautés elles-mêmes jugent nécessaire, avec un financement pluriannuel stable.
- 03Étendre le soutien aux musées d'histoire du Québec, aux sites patrimoniaux régionaux et aux archives culturelles — avec une attention particulière aux histoires longtemps négligées des communautés noires, asiatiques, juives, arabes et immigrantes.
- 04Programme permanent de vérité et de mémoire : recherche, éducation et commémoration des torts historiques, incluant les pensionnats, l'internement des Québécois·es d'origine italienne et japonaise, et le ciblage des communautés LGBTQ+.
- 05Traduire, numériser et publier librement les sources primaires fondatrices de l'histoire du Québec.
§ Comment ça fonctionne ailleurs
L'intégration de l'histoire māorie dans le programme national de Nouvelle-Zélande, obligatoire dans toutes les écoles depuis 2023, a été développée en partenariat formel avec des éducateurs māoris et a mesurablement accru la compréhension par les élèves des traités fondateurs du pays. La Vergangenheitsbewältigung allemande — sites mémoriels, visites scolaires obligatoires, financement public soutenu — démontre qu'un dialogue honnête avec un passé difficile est un fondement pour la force civique, et non une menace pour elle.
§ Comment nous le financerons
≈ 80–120 M$ / an. Le financement des langues autochtones est fixé en partenariat avec le Corps de gouvernance autochtone (chapitre 30).
§ Notre échéancier
Co-développement du programme lancé année 1, piloté année 3, implanté à l'échelle provinciale année 4. Financement des langues autochtones augmenté dès l'année 1. Programme de vérité et de mémoire : législation année 1, premières subventions année 2.
